La gravure, la guerre et... l'artiste.
"Goya graveur"
Au Petit Palais
du 13 mars 2008 au 8 juin 2008
Des premiers essais du peintre graveur en 1778 jusqu'à 1825, avec notemment la série des Toros. Restent de cette exposition riche en références (Rembrandt, Tiepolo...), parfaitement espacée (tant est si bien qu'on en finit à bout de souffle), de terribles flash des scènes de viols communes à la guerre, des envolées sauvages de créatures fantastiques monstrueuses, diverses représentations de tauromachie sous toutes ses formes.
En 1793, à la suite d'une grave maladie, le peintre est frappé d'une surdité totale dont les conséquences ne tardent pas à retentir sur sa peinture. Coupé du monde, isolé dans "la nuit des sons", il livre son amertume pour l'humanité dans la série des Caprices, condamnation enflammée des faiblesses d'une société déchue.
On ne compte plus les scènes hallucinantes, supplices, sabbats de sorcières,
créatures grotesques animées qui prennent place dans cette partie de son oeuvre. Solitude spirituelle qui lui inspirera sans doute ses plus beaux chefs d'oeuvre : après les Caprices, les Malheurs de la guerre suivis des Proverbes.
des les plus noirs. Un être si souvent contesté qui haïssait la guerre et s'en vengeais par l'usage de so n art, qui a connu de terrible moments d'enfermement, aura laissé ses dernières années l'emporter en un e période plus heureuse lors de laquelle il effectura ses Toros.
C'est à voir, certainement, mais une visite bien remplie sera suffisamment convaincante. Il faut aimer à se délecter des empreintes d'un esprit à la fois tragique et satirique...
Au Petit Palais
du 13 mars 2008 au 8 juin 2008
Des premiers essais du peintre graveur en 1778 jusqu'à 1825, avec notemment la série des Toros. Restent de cette exposition riche en références (Rembrandt, Tiepolo...), parfaitement espacée (tant est si bien qu'on en finit à bout de souffle), de terribles flash des scènes de viols communes à la guerre, des envolées sauvages de créatures fantastiques monstrueuses, diverses représentations de tauromachie sous toutes ses formes.
En 1793, à la suite d'une grave maladie, le peintre est frappé d'une surdité totale dont les conséquences ne tardent pas à retentir sur sa peinture. Coupé du monde, isolé dans "la nuit des sons", il livre son amertume pour l'humanité dans la série des Caprices, condamnation enflammée des faiblesses d'une société déchue.
On ne compte plus les scènes hallucinantes, supplices, sabbats de sorcières,
Une vie en "fonction sinus" si on peut l'exprimer ainsi, riche en hauts plutôt réjouissants et bas
C'est à voir, certainement, mais une visite bien remplie sera suffisamment convaincante. Il faut aimer à se délecter des empreintes d'un esprit à la fois tragique et satirique...
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